06 novembre 2009
Attention, elle va encore chouiner.
C'est long, deux ans, finalement. Plus de deux ans même.
Je voudrais être quelqu'un d'autre. Je ne supporte pas de me dire qu'il y a certaines choses que je ne pourrai jamais avoir parce que je porte sur tout un regard critique, cynique, et surtout démystificateur.
Et c'est terrible, parce que j'espère encore changer, et plus je m'acharne, plus les chances se font ténues...
Tout me fait rire, c'est triste, c'est plus que triste, c'est désespérant. Je suis préparée au pire, dans tous les domaines ou presque, je saurais quoi faire. Je ne me suis pas préparée au meilleur, je n'y ai jamais vraiment pensé, comme appartement à un monde reculé, ou du moins comme ne nécessitant aucune préparation. J'ai tout planifié, quantifié, ordonné, peut-être que c'est ça qui a tout gâché, qui me fait ruminer l'humiliation quotidienne d'être moi, non conforme au plan. Au kolkhoze, la vieille.
J'espère ne pas passer cette nuit à me demander si, tout compte fait, je peux me blairer ou pas.
01 novembre 2009
"Mon unique culotte avait un large trou"
Les lendemains sont toujours difficiles, quand on se retrouve seul. La veille, c'était la douceur de ce qu'on appelle la "chaleur humaine", j'ai beau être souvent cynique, je ne peux ignorer cette sensation de plénitude, d'apaisement, de confiance.
J'ai comme de grands casiers vides en moi, à présent que je me retrouve face à mes obligations. Vais-je avoir le courage de travailler, de retourner en cours et de me sentir jugée, jaugée... Je sais très bien quels sont les regards que je crains le plus.
Aucun mot ne sort. Bulles de savon et béances muettes. Ce n'est que la fatigue, je n'arrive pas à ignorer mon désir de vacance(s), et ne veut cependant pas lâcher le morceau.
C'est dans ces moments là qu'il faut penser à eux pour ressaisir sa volonté, l'empoigner encore, et aller se coucher pour préparer une belle, longue, douce journée studieuse.
25 octobre 2009
Eh, ma tome? (ahem)
Ouais ouais ouais. J'ai mal partout. Ai mis cinq minutes à trouver où j'étais ce matin. Soirée parfaite ou presque, c'est difficile de consoler quelqu'un que l'on aime et que l'on connaît presque par coeur, plus qu'un ou une inconnu(e), c'est étrange. C'est étrange aussi, cette inversion des rôles, c'est elle qui me consolait avant, le plus souvent. Je l'ai rarement vue triste, quand j'y pense, elle a trop de pudeur pour ça, et moi je ne peux pas comprendre, je suis incapable de trouver ce qu'il faut faire. Ensemble, on ne parle jamais de nous, j'ai remarqué, jamais directement, c'est comme si c'était scandaleux, de dire ce que l'on est, et l'on préfère s'en tenir à la relation des actes. Parler de soi, c'est toujours mentir, c'est peut-être pour ça qu'on ne dit rien, ou par fierté peut-être, pour cacher la faiblesse et l'angoisse qui émane d'elle. J'ai passé la matinée dans la baignoire à me répéter : "j'assume chacun de mes actes", c'est terrible, je sais tellement bien ce qu'elle ressent et je ne peux rien faire, si ce n'est faire la conne pour la faire rire. Je sais qu'elle s'en veut, qu'elle se déteste peut-être, elle ne veut pas, ne peut pas, se foutre de tout au point de balayer les regrets et les remords du revers de la main, comme je tente de le faire. Je sais que parfois je vais trop loin, que je fais ou dis le contraire de ce que je voudrais faire ou dire, et après j'attends le moment des quolibets avec appréhension. Le qu'en dira-t-on ne guide en rien mes actes, mais je ne peux l'ignorer pour autant. Quand quelqu'un rit d'un truc dont tu te mords déjà les doigts, c'est comme d'être roulé dans du sel après s'être soi-même écorché vif, c'est le mauvais côté de la honte, m'enfin on n'en crève pas, faudrait pouvoir en rire tout le temps, et surtout, avec tout le monde. Les gens font des plats de tout, ça me gave, et j'aime mes bras cassés parce que, quoi que je fasse, avec eux, j'en ris avec franchise, ils n'ont pas le sens du quos decet, qui fait, de la moindre incartade, un scandale. Mouais mouais mouais, ras le cul des complications inutiles, j'ai failli me raser le crâne ce matin, je crois que je vais le faire cet été putain, il suffira d'un accès d'impulsivité et j'me retrouverai chauve, je me connais, maintenant qu'ils ne sont plus courts, RAB. Ras le cul de foutre la merde, certes malgré moi, d'autant plus qu'au final je fais jamais ce que je veux. C'est terrible, hein, y a quelque chose qui tourne pas rond dans mon cerveau, c'est l'hémisphère (j'me fais des private joke à moi-même, youhou), parfois j'pense à crever comme si ça ne me concernait pas, comme si j'allais rester quand même et pire, pas arriver à me barrer, demeurer coincée dans un état semi-comateux, sans d'autre émotion qu'une vague curiosité. Ouais, j'oscille entre l'indifférence joyeuse et l'exacerbation des émotions, ça pue, et je sais que je préfère le grand vacuum de la joie, m'enfin, ouais fuck.
(to be continued?)
17 octobre 2009
Est-ce que c'est ça, abandonner?
Je ne travaille toujours pas assez. Je crois que je suis en train de laisser tomber. J'ai envie de m'amuser, je le reconnais. J'ai cessé d'être dure avec moi-même, c'était un choix, j'arrête de me punir à chaque fois que je manque mes objectifs. Et bien, je ne serai pas normalienne, pour la simple raison que je ne m'en donne pas les moyens. Je vais essayer de ne pas me mépriser pour ça. Je sors, ce soir, ça va être chouette.
J'abandonne. Peut-être est-ce une victoire de le reconnaître? J'ABANDONNE. Je ne suis pas assez bien, ce n'est pas un drame, ce n'est pas un drame, ce n'est pas un drame. Je n'ai pas assez de volonté, voilà, je suis une fille superficielle, je l'ai toujours dit, j'aime sortir, m'amuser, faire la fête, parler de fringues et manger des gâteaux devant des séries débiles.
Parler de littérature finit généralement par me gonfler. Je suis incapable de lire du Proust pendant plusieurs heures d'affilée parce que ça me fatigue.
Voilà, bientôt deux mois de khâgne-bis, et je ne regrette pas une seconde, cependant, je ne dois pas aimer ça au point de bosser comme une acharnée. Je pense que l'acharnement des deux années qui sont derrière moi est dû au fait qu'il me fallait compenser le mépris qu'on me jette à la figure, chez moi, et partant le mépris que j'avais pour moi-même. Y avait un peu de rêve aussi, j'ai toujours voulu être la meilleure quelque part, je ne m'en cache pas. C'est difficile d'accepter d'être dans la moyenne. Et aux yeux de mes parents, rien ne suffisait jamais.
C'est fini tout ça, j'embrasse ma médiocrité.
Enfin, j'essaye. J'essaye d'arrêter de me plaindre, si je voulais vraiment réussir, pourquoi ne suis-je pas en train de travailler? Je sais que je ne suis pas assez intelligente, et encore moins assez cultivée, pour me permettre de rester là sans rien faire.
Je refuse de déprimer pour quelque chose qu'un sursaut de volonté pourrait résoudre. Je choisis la facilité. Qu'importe, je parviendrai bien à m'en accommoder, à force de piétiner mes valeurs, consciencieusement, car c'est l'idéal qui rend malheureux, par comparaison, on le sait bien.
10 octobre 2009
Le cul entre deux chaises.
Effectivement, il me faut à présent me plaindre d'avoir eu ce que je voulais.
L'année prochaine, je quitte enfin le domicile parental. J'aurais attendu pendant six ans cette putain de délivrance. Je me casse quoi qu'il advienne, que je réussisse l'ENS ou non, étant donné que les vieux ne peuvent plus me supporter, enfin, surtout la vieille. Et il est là le problème. Je ne suis pas infaillible, j'ai envie de me distraire, comme tout le monde, et j'avoue que si je travaille comme une acharnée pendant la semaine, j'ai de plus en plus de mal le week end. Je me lève à sept heures afin de ne pas pester sur ma paresse, mais je ne fais rien, j'attends que le temps passe, je m'emmerde, je veux que le temps passe plus vite. Je m'en veux de ne pas travailler, mais je m'en veux aussi de ne pas avoir le courage de sortir, parce que quitte à ne pas bosser, autant en profiter. Non, je vais travailler, je vais travailler, merde.
Je perds mes cheveux, de plus en plus. Ne pas s'inquiéter. De toute manière, j'suis sûre que le crâne rasé m'irait bien.
Mes articles risquent d'être de plus en plus prosaïques, mais que voulez-vous, j'ai pas le temps de penser aux petits oiseaux et aux grands sentiments.
J'ai comme l'impression d'être suspendue à un putain de fil, et d'essayer d'enrayer le mouvement de balancier, en vain, je ne réussis qu'à gigoter un peu plus. Oui, j'aime la parataxe asyndétique. Ca traduit bien ma nature hystérique.
02 octobre 2009
And for one second...
La course de tous les instants, incomplétude et stérilité.
Il y a ces moments où l'existence semble avoir bien plus que trois dimensions, où toutes les sensations se confondent au coeur de soi, ces moments où l'on se sent comme au fond d'un boyau d'entrailles, opaque et étrangement perméable à la fois, où l'on est comme son propre foetus. Pour provoquer l'instant, il suffit de marcher en fumant une cigarette, en aspirant consciencieusement la fumée, avec application, comme si elle était une sorte d'intermédiaire, le sésame mystérieux de cette lente plongée. Et la fumée nous tire, comme un ruban noué autour de la taille, et l'on ne craint plus d'embrasser la torpeur, d'étreindre le grand vertige, de se noyer en soi.
Enfin, je travaille, avec acharnement et bonheur. J'ai peur de m'arrêter, j'ai peur de me rendre compte que tout est vain. J'ai peur d'avoir changé au point de ne plus pouvoir me reconnaître. Oui, cette phrase est parfaitement impropre, je ne sais même pas ce que je suis censée reconnaître. Y a-t-il quelque chose à reconnaître?
Quoi qu'il en soit, je n'ai guère le temps de me poser ces questions, tant mieux, je travaille, et l'angoisse s'évanouit dans la rapidité de la course. C'est dramatique, je ne vais toujours pas mal.
L'inattendu existe. Dans la grande confusion.
Je chante cette chanson, ouais, vous êtes ravis de l'apprendre. Mais écoutez-la.
Je voulais faire un joli article, j'y ai vaguement pensé en rentrant chez moi. C'est fou comme c'est plus facile d'aligner des mots en marchant. Si je pouvais écrire un poème, mais non, c'est fini tout ça. Rien ne sort, LA GRANDE CONSTIPATION DU CRAYON a eu raison de moi.
And for one second I wish that I could write... again.
Enfin, la prochaine fois j'essayerai de me plaindre du bonheur.
19 septembre 2009
Lard, hein? gite !
Non, je n'instaure pas le jeu de mot débile en guise de titre comme tradition. J'aime les traditions, pourtant. Bref.
Je suis encore malade, moins que la dernière fois cependant. J'espère que je n'attraperai pas la grippe dans la foulée.
Quand je disais que la rentrée me fournirait de bonnes occasions de crachouiller ici, j'ignorais à quel point ça allait se vérifier, et rapidement.
Je ne pensais pas que ça pourrait m'arriver un jour, de n'avoir plus envie de travailler vraiment. Mais quoi? L'année dernière, sans croire à la possibilité de la réussite, j'y pensais parfois, j'en rêvais un peu, comme on caresse l'irréel. Et, étrangement, l'irréel avait plus de consistance que ce que je vois maintenant, un concours hors de portée. En faisant du mieux que j'ai pu, je me suis retrouvée dernière à l'issue de l'oral, à récolter des trois et des cinq. Alors que je croyais avoir progressé, avoir enfin compris ce qu'on attendait de moi. Pourquoi serait-ce mieux cette année? Je suis au bout, au bout de mes capacités, et quand on m'appelle pour sortir, je n'ai pas le courage de décrocher pour refuser, parce que je sais que j'en meurs d'envie. J'ai l'impression que le travail gâche le bonheur que j'ai gagné, enfin gagné, en cessant d'avoir honte de n'être pas infaillible.
J'ai peur de me détester encore, parce que je sais que je ne me donne pas les moyens de réussir. Et c'est pire que d'échouer, ouais. De toute manière, je ne pense pas être capable de réussir, en l'état présent de mes connaissances et de mes facultés intellectuelles, il me faudrait plus qu'un an ou deux pour me mettre au niveau.
Je vais me forcer. Je vais me forcer. Je n'ai pas le droit d'être faible, ou j'aurai tout perdu. Abandonner signifierait perdre tout ce sur quoi je m'appuie, perdre toute estime de moi. J'ai le droit d'échouer, je n'y peux rien, si je suis trop bête, mais je n'ai pas le droit de renoncer à ce que je désire le plus au monde, sous prétexte que le travail, ça fait suer, sous prétexte que ça serait plus facile d'aller me marrer avec les copains. Je n'ai que ma volonté pour me donner satisfaction, si je la perds, j'suis vraiment mal barrée.
Le seul problème, c'est que je ne travaille pas assez, c'est tout, et tout ira bien quand j'en aurai fini avec l'angoisse qui découle de mon inaction, passivité, faiblesse, appelez-la comme vous voudrez, il est 22h14, nous sommes samedi et je vais me coucher, parce que demain matin, j'me bouge le fion et je bosse.
12 septembre 2009
Que quelqu'un me vole mon cerveau, incessamment.
Ici s'étale l'angoisse de la page blanche. C'est plutôt drôle, quand on y pense, le désir d'écrire, quand il est sans objet, ou du moins sans objet formulable. Peut-être devrais-je cracher et morver sur mon écran, enfin, s'il était possible d'envoyer ces sympathiques liquides à mes courageux lecteurs. Plutôt saliver, en fait.
J'attends.
Non, je n'attends pas, j'espère que j'attends, c'est quelque peu différent. Si cette pseudo-attente avait un objet déterminé, elle serait plus facile à fixer, je pourrais la tenir et la serrer jusqu'à ce que ses yeux lui sortent des orbites. J'aimais bien serrer fort mes poissons rouges quand j'étais petite, c'est presque pareil. Je ne me souviens plus si leurs yeux sortaient de leurs orbites. Rassurez-vous, ils étaient déjà morts. Cependant, c'est une sensation qui me perturbe, de vouloir toucher quelque chose, et d'ignorer à quel moment, et surtout comment, on passe de l'effleurement à l'écrasement. L'effleurement est frustrant, convenez-en.
Bref, mon père tambourine à la porte, cette divagation n'aura pas de suite.
29 août 2009
Angine, engine, en jean, etc.
D'habitude, je suis toujours malade au début des vacances, pour cause (à mon humble avis) d'angoisse pathologique à l'idée d'arrêter de bosser, de ne pas arriver à m'organiser, de devoir sortir, de perdre les présences rassurantes que sont les profs et les autres bhâgnards, de vivre à plein temps en compagnie de ces personnes bizarres que sont mes vieux (ils s'évertuent à dire que c'est moi qui le suis, mais je n'en crois pas un mot), tout ça tout ça.
Eh bien, cette fois, je suis malade d'être sortie pour la dernière fois. Etonnamment, je suis vraiment contente de reprendre d'habitude, je ne balance pas une seconde, mais là, je ne sais pas, je suis partagée. Et ce n'est pas seulement la peur, non, il y a la petite voix dans ma tête qui me dit que j'aimerais bien continuer à faire la fête et que c'est insensé de se lancer à corps perdu dans une entreprise qui a objectivement plus de chances de s'écrouler que le contraire. Heureusement, j'ai quand même envie de reprendre, faut pas déconner, la khâgne, ça vous ghâgne, et j'en ferai même une troisième s'il le faut (non, je ne suis pas kamikaze, juste bornée, têtue, obstinée, je ne supporte pas d'abandonner avant d'avoir tout tenté, tout ça tout ça).
Contrairement à ce que j'avais prévu, je n'ai pas réussi à me dégoûter de moi-même cet été, je n'ai aucun regret, pas même la perte du mètre de cheveux que j'avais sur le crâne, pas même les quelques excès dûs aux orgies. J'ai cessé de vouloir me détruire, sans doute grâce, oui, grâce à mon échec à l'ENS, qui m'aura au moins appris que je n'ai aucune raison de me noyer dans ma honte de moi-même.
Mon angoisse et moi-même ne sommes pas loin du bonheur, si l'on ôte les amygdales enflées et l'incertitude à croissance exponentielle de la réussite des tests de rentrée dûe à ladite angine. Ok, excuse bidon, mais c'est vraiment douloureux ! Pitié, pas H1N1 !
18 août 2009
En fait, non.
La honte et la peur d'être abandonnée ne guideront pas mes actes, plus maintenant. Deux fois, je me suis retrouvée avec une vie sociale à recommencer, les meilleures de mes amies parties, tout ça. Et quoi? C'était pas si terrible. Mon angoisse et moi avons fait peau neuve. Mais depuis, j'ai souvent eu peur qu'on ne m'aime plus, qu'on me laisse tomber, alors que ce n'est pas ça le problème, si problème il y a. Oui, le principe de ce bleuargh, c'était la destruction, et cela le sera encore, parce que quand on a tout cassé autour de soi, on a le bonheur de pouvoir tout reconstruire. Et c'est justement ce que je vais faire. Recommencer une année, un nouveau programme, un exutoire vidé de ses détritus. Je n'ai pas encore de bile à purger, mais ça viendra à la rentrée, je me connais assez pour le savoir, maintenant. Il y aura les mauvaises notes et le manque d'espoir, que d'la bonne bouffe pour enragée chronique, quoi.
J'aime ce que je suis, j'ai mis trop de temps à l'accepter pour me forcer à changer pour les autres. Je ne vois pas pourquoi je m'en voudrais sous prétexte de n'être pas la fille sympa que tout le monde aime. Tout le monde ne peut être comme ça, il faut bien des méchants antipathiques pour écrire un bon scénario manichéen pour film de merde. Enfin, je ne pense pas être vraiment méchante, j'aime les gens à ma façon, j'essaye de tout savoir sur eux et d'imaginer leurs vies, je me demande ce que font ceux que j'ai perdus de vue, en ce moment même. J'ai souvent trop peur de les déranger pour envoyer de mes nouvelles, ou alors je suis trop fière et je me dis qu'eux ne pensent pas à moi. J'aime pas avoir à demander quelque chose à qui que ce soit, je tiens trop à ne compter que sur moi-même. Je sais que j'insupporte la plupart des gens, ou bien ils pensent que je suis une pauvre fille torturée qui fait n'importe quoi de sa vie. J'ai toujours pensé que l'important n'est pas ce qu'on fait, mais la façon de l'appréhender.
Et puis, je sais qu'il y en aura pour rester, supporter, et même aimer, toutes mes lubies de monstre. Dans le cas contraire, ça me fournira une occasion de partir, une vraie dévastation de vie, un beau prélude, une fugue, avant le renouveau.
On peut jouir de tout, même des pires échecs, des pires désillusions. On peut se complaire, et même s'épanouir, dans ces moments-là, il suffit de savoir profiter du malheur pour le faire disparaître, peut-être que ça ne convient pas à tout le monde, mais à moi ça me va.
Expectorons encore un peu.